• Le petit carreau - TDT

    L'aube.

    Le frais relent matinal rendait tout plus agréable. Tous les volets cabossés étaient fermés, le dallage avait bien séché avec tous les restes insignifiants du marché du Dimanche matin, mais visiblement ont assez refroidis pour dégager une odeur toujours aussi désagréable. Des échos de coups de sabots contre le sol plus lointains se faisaient entendre, et la baie était pourtant si sombre et vide. Rudith arrangeait les derniers plateaux de bois pour les disposer bien à plat devant le perron, là où elle espérait tous les matin vendre ses moules au vinaigre. Au dernier avantage, tout le monde faisait sa vie ici. Parmis voleurs et proxénètes, entre les petits bordels, les cabanons et vieux hiatus cartonnés, certains honnêtes marchands vendaient leur âme et volonté à la pratique de leurs petits commerces. Elle se réveillait, chaque matin, pour reprendre sa petite routine difficile, pour être sûre de nourrir les six bouches de la maison. Robin était l'aîné armurier et Tod le petit couturier et le reste de la famille simplement atrophié par la faim, piaillant jours et nuits. Rudith prenait le temps de trier toutes les petites coquilles et de goûter le vinaigre, pour éviter de se faire renverser sa petite négoce. Ce matin, il y avait moins de paires, beaucoup moins que d'habitude. Olga était très jeune alors, et ne pourrait pas être à son appui. Mais à moins qu'elle puisse guetter une loge dont le vautour se serait absenté quelques secondes, tout pourrait être plus simple.. Depuis le petit carreau de glace, Olga pouvait tout voir. Depuis ce petit carreau, elle pouvait savoir tout ce à quoi la ruelle et l'arrière-ponton était en train s'affairer; avec toute honnêteté, la petite avait un don pour l'observation. 

    A quoi pense-t-elle ? 

    - Maman, regarde comment le marché a grandi !

    Depuis le petit carreau, des millions de tabourets et de haillons qui les couvraient longeait intensément la grande place. Des plateaux comme ceux qui gisaient devant la porte, il y en avait des millions. Partout, même aux balcons. En tous lieux, des hommes et des femmes. Non, plutôt des couples ou des paires parfaites. Des couples qui faisaient tous leur ménage, tous à battre des sabots et des balais. Devant le petit portillon de fer brut, des millions de petites coques étaient alignées, formant une ribambelle colossale de vaguelettes anthracite régulières. Les petites coquilles étaient toutes rangées si bien que c'était presque irréel, ensorcelant.

    -Pourquoi as-tu besoin de voler des palourdes ? Il y en a au moins pour 30 chevaliers et 20 commis !

    -Arrête de poétiser contre cette foutue vitre.. Olga, tu n'es plus une fillette.

    L'adolescente décolla le bout de ses doigts osseux du petite carreau, aux reflets iridescents et à l'effet kaléidoscopique, observa de plus près les planches de sa mère. Le petit carreau avait été cassé. Marbré par des millions de brisures et d'entailles. On avait volé les moules de Rudith.

     

    Oui, c'est déjà fini! C'était vraiment court, mais j'ai beaucoup sêché, j'ai vraiment peu d'inspiration par rapport à la consigne, alors j'ai fais très simple. Je suis vraiment désolée pour la non-potabilité* du texte, franchement, j'ai fais mon possible sans me donner trop de mal, ça aurait été bien pire.. Voilà !

    *Eh, on se calme, c'est mon français :')


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